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L'invention de la Dédolorthérapie®


 

     Innovation technologique dans le domaine de la pressothérapie

     analytique, la Dédolorthérapie® est le résultat d'une alliance

     exemplaire entre un kinésithérapeute inventeur, Alain Meunier

     et un chef d'entreprise, Jean-Michel Hillion. Récit et présentation

     de cette méthode de traitement global, commercialisée par

     la société AMM Process. Intervieuw croisé d'Alain Meunier et

     de Jean Michel Hillion.

 

       Par Marie-Laure Wallon

 

 

Alain Meunier, qu'est ce qui a motivé la mise au point de cette méthode ?

Au bout de plus de vingt ans de pratique, mes mains ont découvert qu'il y avait un intérêt à imposr une pression maintenue dans le temps et suffisamment puissante. Confronté moi-même à la douleur suite à une luxation des deux pouces, je me suis retrouvé dasn l'incapacité de traiter celle des autres. D'où l'idée d'inventer une main mécanique pour pallier ce manque.

 La Dédolorthérapie® est une méthode globale de traitement. quels en sont les éléments fondateurs ?

C'est une méthode de soins qui combine la thérapie manuelle à l'aide d'un dispositif médical et une technique cognitivo-comportementale. Concernant la partie mécanique, le dispositif reproduit la fonction pince de la main et permet d'exercer une pression sur tous les tissus mous ou semi-mous pour un soulagement immédiat. Sa valeur ajoutée combine qutre critères que la main ne peut mettre en oeuvre simultanément : l'extrême lenteur ; la puissance adaptée, l'isométrie parfaite et l'endurance illimitée. Ce faisant, au-delà de son efficacité, ce dispositif protège la main du masseur-kinésithérapeute. L'aspect congitivo-comportemental se traduit par l'implication du patient, acteur de son traitement. C'est le patient qui indique la zone à traiter, qui pose la limite de la pression qui le soulage et verbalise son ressenti.

 Par rapport aux autres produits, quel est le positionnement de Dédolor® ?

La douleur chronique. Pour un kinésithérapeute, le champ est donc très large : lombalgies, tendinopahies, troubles musculo-squelétiques, épaules, algoneurodystrophies, fibromyalgies, troubles digestifs ... Pour le patient aussi car la douleur est "une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à des lésions tissulaires réelles ou potentielles ou décrites en des termes de telles lésions" selon la définition de l'ISAP (International Association for Study of Pain).

Par ailleurs, notre culture d'entreprise est thérapeutique et nous ne vendons nos produits qu'à des kinésithérapeutes et à des médecins.

 Peut-on réellement soulager la douleur chronique ?

Dans la Dédolorthérapie®, le patient est confronté à l'agent stesseur -le stimulus douloureux- dans un contexte où il peut se détendre. D'un côté le dispositif procure un soulagement immédiat ; de l'autre la technique cognitivo-comportementale fait travailler le patient sur son ressenti, c'est-à-dire la relation à soi. La faculté de ressentir une émotion est très variable d'une personne à l'autre. La douleur (manifestation somatique) résulte souvent d'un stress qui crée de la souffrance et conduit souvent à une stratégie d'évitement. L'originalité de la méthode est de travailler ce couple patient-pathologie en travaillant à la fois sur l'information et la proprioception.

 Pour un kinésithérapeute, commercialiser un prototype ne doit pas être une entreprise facile. Comment vous vous y êtes pris ?

J'ai d'abord travaillé seul après des années de recherche et de formation sur la douleur en parallèle de mon exercice. Je me suis notamment formé à la PNL (programmation neuro linguistique), à la sexologie, à l'hypno-analgésie, à l'hypno-thérapie ainsi qu'à la nutrition pour comprendre les mécanismes de la douleur chronique, du stress et du handicap moteur. De fil en aiguille, j'ai developpé des contacts avec le milieu médical et scientifique, mis au point un prototype rustique, créé en 2003 ma propre société AMM (Aide Mécanisée au Massage Dédolor®) pour pouvoir recevoir des aides et des financements. trois structures m'ont beaucoup aidé : l'ANVAR, le Conseil Régional de Bourgogne et le Réseau Entreprendre. C'est ce dernier qui m'a mis en relation avec une société spécialisée en mécatronique (électronique, informatique, mécanique) qui constitue le stade le plus complexe en matière de robotique. Avec lui, nous avons repris le cahier des charges du premier prototype et puis nous l'avons testé sous contrôle médical. Ils m'ont également fait rencontrer Jean-Michel Hillion, ancien dirigeant d'entreprises à la tête d'un cabinet spécialisé en création de valeur. Ce dernier s'est associé à ma société, et en est devenu le président. En 2006, il a fait appel à un fond d'investissement via le groupe Natexis Banque Populaire, qui est désormais l'actionnaire de référence.

 Jean-Michel Hillion, cette dernière étape a sans doute contribué au succès de la marque Dédolor® ?

C'était une étape nécessaire si l'on voulait pérenniser l'entreprise et déployer la marque. Ce produit a demandé beaucoup de recherche avant et pendant son industrialisation. Aujourd'hui, nous continuons à financer des études cliniques et de la recherche et developpement, et comme toute entreprise, nous avions également besoin de fonds pour investir dans la publicité, la communication, le marketing et la formation. faire entrer un groupe bancaire dans notre capital est aussi un moyen de garantir à nos clients que nous n'allons pas disparaître demain et que les contrats de garantie, le SAV et la formation thérapeutique continueront à être assurés au fil des années.

 Au niveau formation, que proposez-vous aux masseurs-kinésithérapeutes ?

Une formation thérapeutique illimitée sur la douleur chronique et le stress. Nous proposons un premier module de formation de deux jours et ensuite d'autres journées ouvertes volontairement à tous les kinésithérapeutes ou médecins, quelles que soient leurs connaissances du matériel et de la méthode de soins, afin de partager découvertes, questionnements et expériences. Par ailleurs nous offrons uen assistance téléphonique permanente dans la mise en application des protocoles.

 Comment vous faîtes-vous connaître ?

Nous communiquons dans la presse, nous sommes présentes sur Internet, nous organisons en régions quasiment tous les jours des réunions d'information et des formations, et nous sommes particulièrement actifs (au travers de congrès et d'études sur différentes pathologies) dans le milieu médical et hospitalier afin que les médecins puissent prescrire la Dédolorthérapie® chez les kinésithérapeutes. Mais notre meilleure publicité est évidemment notre réseau. Rien de tel que des professionnels de santé satisfaits de leurs résultats et gratifiés par leurs patients, et qui en plus, gagent du temps et de l'argent.